« Non il n’y a pas de sexisme dans mon entreprise », « on ne peut plus plaisanter maintenant ! ». Toujours considéré comme un sujet tabou, le sexisme en entreprise est pourtant bien présent (et oui, il l’est aussi dans votre entreprise !).

Selon le rapport du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, 8 femmes sur 10 sont victimes de sexisme sur leur lieu de travail. Par ailleurs, 82% des femmes estiment que leurs entreprises ne font rien pour agir contre ces comportements sexistes.

Que dit la loi ?

Depuis le 1er Mars 2019 les entreprises ont pour obligation de nommer un.e référent.e sexisme et harcèlement au sein du CSE et des fonctions RH. Les salariés victimes ont ainsi un interlocuteur en cas de discrimination.

Depuis 2015, l’agissement sexiste est défini par l’article L. 1142-2-1 du code du travail ainsi : « « Nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant ».

Le harcèlement sexuel est, lui, considéré comme étant un délit et dépend du pénal.

Comment se manifeste le sexisme en entreprise

Le sexisme en entreprise peut se manifester de bien des manières, interpellations familières et remarques sur le physique, blagues sur les femmes, situations dévalorisantes, situations d’exclusion, stéréotypes de genres et de compétences…

Selon un sondage réalisé par Gaël Chatelain sur son site, auprès de 1 841 répondants, les petites phrases du type « hey, tu es jolie aujourd’hui », « cette robe te va bien » … sont « normales » ou « pas très graves » pour 53% des répondant.e.s. Un chiffre alarmant qui laisse place à bon nombre de comportements sexistes.

Les moyens de prévention

Tout d’abord, toute l’entreprise doit être impliquée dans la lutte contre le sexisme. La direction doit montrer son engagement envers ces comportements et l’afficher sans modération.

Les référent.e.s sexisme et harcèlement doivent être formés afin d’accueillir les victimes et de les écouter. Bon nombre de victimes se plaignent encore que leurs paroles aient été discréditées.

Si ces comportements sexistes sont avérés, des sanctions doivent être prisent. La loi prévoit des sanctions allant d’un blâme à un licenciement.

Enfin, tous les collaborateurs doivent être sensibilisés aux agissements sexistes afin d’être plus réactifs et avertis s’ils en sont victimes ou témoins.

Et plus concrètement, ça donne quoi ?

Des solutions existent afin de prévenir efficacement le sexisme en entreprise. Grâce à la réalité virtuelle, REVERTO met les collaborateurs dans la peau d’une victime. Un quiz et des conseils d’un expert sur le sujet viennent compléter cette expérience afin d’évaluer les agissements sexistes dans votre entreprise, rappeler la législation et donner les clés pour agir. 

Peu coûteuse, cette solution permet de sensibiliser 1 000 collaborateurs pour 8 000 € HT. Tous les salariés peuvent ainsi devenir acteur de la lutte contre le sexisme.