Gérer les maladies graves de nos collaborateurs

Publié le 07 Avr 2021
Mise à jours le 16 Avr 2024

Romain est rentré il y a 3 mois en CDI au sein de votre équipe. Vous voyez déjà un avenir prometteur pour ce jeune de 27 ans qui débute à peine sa carrière professionnelle. Malheureusement, il apprend la semaine dernière qu’il est atteint d’un cancer. Pour lui, c’est un désastre personnel comme professionnel. Et oui, il aspirait à une évolution s’il faisait ses preuves. Cette place, il ne veut surtout pas la perdre. Cependant, sa maladie lui demande du temps afin de bénéficier des traitements et se rendre aux examens médicaux. Il sera alors difficile pour lui de concilier ses impératifs médicaux et sa vie professionnelle.

Comment peut-on accompagner notre collaborateur dans sa maladie ?

Comme Romain, beaucoup de malades se sentent mal accompagnés par leur entreprise lors de ces accidents de vie. Des actions de sensibilisation au handicap seraient alors d’une grande utilité. Effectivement, cela permettrait d’adopter une attitude pouvant soulager le collaborateur ainsi que son manager et ses collègues.

De plus, Romain aimerait avoir un manager empathique, à l’écoute de ses besoins. En effet, dans ces événements, le collaborateur a besoin plus que jamais de libérer sa parole et de se sentir écouter. Pour cela, le manager doit le rassurer sur le fait que la déclaration de sa maladie ne lui portera pas la perte du poste qu’il espère. Chaque personne a ses propres besoins. Il est important que l’entreprise garde un contact quotidien avec son salarié en arrêt afin d’éviter qu’il se sente seul et comprendre ses attentes. Effectivement, c’est à Romain de choisir s’il souhaite son arrêt d’activité ou alors travailler en mi-temps thérapeutique ou en télétravail. Pour cela, il doit expliquer sa situation et les contraintes qu’elle entraîne.

Rien n’oblige Romain à informer son employeur de sa maladie. Malgré tout, il a décidé d’en parler pour contribuer à la sensibilisation au handicap dans son entreprise, mais aussi pour faciliter son quotidien tout au long de sa maladie. En effet, avant ou après son arrêt, ses conditions de travail pourront être aménagées.

Pour finir, Romain a peur de créer des jalousies au sein du groupe à la suite de ses conditions de travail plus légères. Il souhaite garder une bonne entente avec ses collègues. Pourtant, il lui est trop difficile de parler de sa maladie. La sensibilisation au handicap concerne autant les manager que les salariés. Le manager de Romain accepte alors de faire connaître sa situation de handicap chronique aux autres collaborateurs.

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Pourquoi souhaite-t-il garder une activité professionnelle ?

En France, 1 000 personnes apprennent chaque jour qu’elles sont atteintes d’un cancer. Parmi elles, 400 décident comme Romain de travailler.

Ces personnes sont motivées par le fait de se sentir encore utiles dans la société. En effet, cela lui permet d’avoir une raison de vivre et de garder son identité au-delà de la maladie. De plus, Romain aimerait se concentrer sur autre chose que l’état de sa santé. Même si son expérience contribue à la sensibilisation au handicap, et par ce fait traiter de sa maladie, garder son emploi lui permet de discuter avec d’autres personnes que le personnel médical. Ainsi, il garde le lien social avec ses collègues et s’aère l’esprit.

La situation de Romain dépasse l’aspect relationnel. En effet, même si son manager lui a clairement dit qu’il ne perdrait pas son emploi s’il était arrêté, il a encore cette crainte. De plus, il vient d’emménager dans un nouvel appartement et souhaite limiter sa perte de salaire.

Quelles sont les solutions requises par le Code du travail ?

Comme nous l’avons expliqué plus haut, Romain peut bénéficier d’un mi-temps thérapeutique ou d’une reprise d’activité progressive grâce au Code du travail et de la sécurité. La sécurité sociale le rend réalisable sans la perte de salaire. Il pourra alors bénéficier d’horaires de travail aménagé pour réaliser ses traitements et ses examens médicaux. Aussi, le télétravail pourra lui éviter des déplacements fatigants et bénéficier d’un environnement plus calme.

De plus, L’Article L1132-1 du Code du travail stipule qu’il ne pourra être écarté d’une procédure recrutement, de stage ou encore de formation, ni sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire.

L’Article R4624-29 du Code du travail prévoit « le maintien dans l’emploi des travailleurs en arrêt de travail d’une durée de plus de trois mois, une visite de pré reprise est organisée par le médecin du travail à l’initiative du médecin traitant, du médecin conseil des organismes de sécurité sociale ou du travailleur. »

Suivant l’article suivant (Article R4624-30 du Code du travail), le médecin du travail peut recommander :

– Des aménagements et adaptation du poste du travail

– Des préconisations de reclassement

– Des formations professionnelles pour faciliter le reclassement ou sa réorientation

Pour conclure, beaucoup de malades reprennent leur activité alors qu’ils n’ont pas terminé leur traitement. Comme Romain, l’activité professionnelle peut l’aider à combattre sa maladie. En effet la reprise du travail à temps partiel pour motif thérapeutique peut participer à son rétablissement. Le lien social lui permet de se changer les idées et de garder le moral dans cette épreuve difficile.

L’entreprise et chaque collaborateur doit avoir une attitude de compréhension sur sa capacité de travail. La sensibilisation au handicap doit faire partie intégrante de l’humanisation de l’entreprise. Reverto vous accompagne dans votre volonté à mettre la sensibilisation au handicap au premier plan dans votre entreprise.

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